La CGT Cheminots « exige » un gouvernement NFP et annonce une manifestation le 18 juillet

11 juillet, 2024 / Service politique

La CGT Cheminots, dans un communiqué du 10 juillet, a annoncé des rassemblements le jeudi 18 juillet devant les préfectures et aux abords de l’Assemblée nationale à Paris. Le syndicat « exige le respect des urnes » et demande la formation d’un gouvernement « sous le programme du Nouveau Front populaire ».

Alors que le président Emmanuel Macron n’a toujours pas contacté le Nouveau Front populaire, la Fédération CGT des Cheminots « appelle ses syndicats à organiser en lien avec les structures interprofessionnelles des rassemblements devant les préfectures et à Paris à proximité de l’Assemblée nationale »

Le syndicat appelle à une mobilisation pour « pour exiger la mise en place d’un gouvernement issu du Nouveau Front populaire ». « La CGT et ses organisations appellent solennellement Emmanuel Macron à respecter le résultat des urnes. Pas question de continuer sa politique économique et sociale violente. Le nouveau gouvernement doit être formé au plus vite autour du programme du Nouveau Front populaire », lit-on dans le communiqué publié ce mercredi.

Bien que le NFP soit devenu la force politique la plus influente à l’Assemblée nationale, l’union de la gauche n’a pas obtenu la majorité absolue. Dans une lettre adressée aux Français, Emmanuel Macron a estimé que « personne ne l’a emporté » lors du second tour. Mais il appelle à « inventer une nouvelle culture politique » pour gérer la coexistence inédite des trois blocs : le Nouveau Front populaire, le bloc macroniste et le Rassemblement national.

Il a exhorté toutes les forces politiques à « bâtir une majorité solide » pour gouverner, appelant au « compromis » et à la continuité du « front républicain », relayé par ses partisans à la recherche d’une large coalition au Parlement.

Cette prise de parole survient alors que le camp présidentiel multiplie les efforts à l’Assemblée nationale pour obtenir une majorité. Les macronistes tentent de convaincre que le Nouveau Front populaire, arrivé en tête des législatives avec 190 à 195 députés, et surtout La France insoumise, ne sont pas légitimes pour gouverner seuls. Emmanuel Macron a annoncé dans sa lettre aux Français qu’il « décidera de la nomination du Premier ministre » lorsque les partis auront « bâti des compromis ».

Réactions de la gauche

Cette déclaration a été vivement critiquée par la gauche. Emmanuel Macron « refuse de reconnaître le résultat des urnes », or il doit « s’incliner » et « appeler » le Nouveau Front populaire a asséné Jean-Luc Mélenchon. Et ce dernier ajoute : « C’est le retour du droit de veto royal sur le suffrage universel (…) C’est le retour des intrigues de la IVe République ».

Hector M.