Attentats de Paris : Jawad refuse d’être le « bouquet missaire » (sic) et redevient la risée de Twitter !

22 janvier, 2016 / Jerome Goulon

Il nous a refait une Jawad… Après avoir fait la risée des réseaux sociaux après les attaques de Paris et l’assaut de l’appartement à Saint-Denis, Jawad Bendaoud signe son grand retour en 2016 avec une nouvelle Jawaderie. Le logeur présumé des terroristes a envoyé une lettre à un juge chargé du dossier pour clamer son innocence tout en restant flou sur certains éléments qui l’accablent…

 

 

18 pages… C’est une longue lettre que Jawad Bendaoud a envoyé à l’un des juges en charge du dossier des attentats du 13 novembre et dont l’Obs dévoile ce vendredi certains passages. Une lettre, envoyée mi-décembre, écrite par le logeur des terroristes, actuellement en isolement à la prison de Villepinte, où il tente de clamer son innocence… Mais qui prêtera à sourire.

Comme le cite l’Obs, « L’écriture est régulière, ronde, presque enfantine. des traits sont tirés sur le papier blanc pour que les phrases s’alignent régulièrement ». Dans le contenu, Jawad assure « ne rien à voir avec Daesh » puis se lance dans une longue explication, revenant notamment sur les raisons de sa soudaine célébrité : « Je n’ai pas demandé à être filmé par ce foutu caméraman, il m’a entendu dire aux policiers que j’étais le loueur de l’appartement, il a allumé sa caméra si j’avais su ce qu’aurait causé cet interview je n’aurais jamais parlé », confie-t-il.

Cette apparition devant les caméras de BFMTV, où il affirmait ne pas s’être douté d’avoir hébergé des terroristes, lui avait valu les railleries sur Twitter : plus de 350 000 personnes s’étaient inscrites, sur Facebook, à la soirée pyjama chez Jawad : « Je suis passé d’une vie normale à une vie d’enfer en une fraction de seconde. Mon nom de famille a été sali, je fais l’objet de parodie, de blague » écrit-il au juge en charge du dossier.

Une seule solution donc, pour Jawad Bendaoud : prendre la plume pour expliquer sa version des faits : « À aucun moment je n’ai senti une ambiance terroriste ou dangereuse dans la location de l’appartement. Je suis conscient d’avoir hébergé les pires assassins que la France n’a jamais connu, mais à aucun moment je me suis associé je n’ai vu de mes yeux des armes. » Une nouvelle fois, le loueur de Saint-Denis se défend de connaître l’identité des hommes hébergés : « Je n’ai pas regardé la télé depuis les attentats du 13 novembre. Je ne savais pas que des Belges avaient participé à des attentats. Si j’avais su oui, j’aurais pu tilter », pose-t-il sur la page blanche.

S’est-il radicalisé, comme l’ont confié ses anciens codétenus, lors de sa peine de 8 ans de prison pour avoir tué au hachoir son meilleur ami ? « Je n’ai jamais prié, la dernière fois que j’ai prié j’avais 16 ans et mon père en était la seule raison. Je n’ai jamais fréquenté une seule mosquée, je fais tout ce qu’un bon musulman ne ferait pas »

Mais dans cette lettre de 18 pages, Jawad Bendaoud ne fourni aucune explication sur certains éléments : pourquoi un numéro de téléphone belge l’a contacté dix jours avant les attaques de Paris ? Le même numéro qui a contacté, le 14 novembre, un autre numéro belge en lien avec les terroristes et localisé aux abords du Stade de France ?

Jawad confiera seulement que « c’est un élément grave qui pour moi n’a aucun sens » tout en concluant sa lettre au juge en expliquant qu’il refuse de devenir « le bouquet missaire (sic) de ce dossier ».

Sur Twitter, cette nouvelle sortie vaut à Jawad d’être à nouveau la risée des internautes :