À quelques jours de la rentrée politique, Gabriel Attal se prépare à affronter une situation de plus en plus tendue. Malgré son rôle de Premier ministre, il semble être écarté des décisions cruciales par Emmanuel Macron, notamment lors des réunions clés sur des sujets tels que la Nouvelle-Calédonie, le Liban ou encore les Jeux olympiques. Cet éloignement, marqué par des incidents comme l’exclusion de son directeur de cabinet d’une réunion présidée par Macron, met en lumière un conflit latent entre les deux hommes, bien que non assumé ouvertement des deux côtés.
En dépit de cette mise à l’écart humiliante, Gabriel Attal maintient un calme apparent et une discipline rigoureuse, évitant de donner prise à ses détracteurs. Il s’attelle à finaliser les derniers arbitrages budgétaires, garantissant un budget sans augmentation, tout en suivant de près l’évolution de l’épidémie de Mpox.
Mais Gabriel Attal ne se contente pas de gérer les affaires courantes. Il prépare activement la suite, notamment en prenant les rênes du groupe Ensemble pour la République (EPR) à l’Assemblée nationale. Son objectif : s’imposer comme le leader des députés EPR et pousser des réformes sur des sujets qui lui tiennent à cœur, comme l’autorité, le soutien aux classes moyennes et aux familles monoparentales.
Cependant, ses ambitions ne sont pas sans obstacles. Sa tentative de cumuler la présidence du parti avec celle du groupe parlementaire a été freinée, le congrès d’Ensemble étant repoussé à la fin de l’année ou au début de l’année prochaine. De plus, une alliance entre Élisabeth Borne et Gérald Darmanin, qui partagent également des ambitions pour 2027, pourrait compliquer ses plans.
Alors que la rentrée politique approche, Gabriel Attal se prépare à affronter ses rivaux, surveillant de près leurs mouvements. La tension monte, et la bataille pour le leadership de la majorité semble plus incertaine que jamais.