Samedi 11 Février 2012 - 17:10:00
Exclu : Blackout le groupe de rock le plus trash de France

Blackout se dit être le groupe de rock le plus déjanté du XXIe siècle.
Le monde très fermé de la musique nous ouvre ses portes pour nous présenter un nouveau groupe de rock encore inconnu du grand public. Le groupe Blackout est le résultat d'un travail d'amis, de passionnés mais surtout de déjantés. Entrevue.fr vous offre en avant-première leur interview choc...
Vous vous annoncez comme le groupe le plus trash de France, en quoi l'êtes vous ?
Le plus trash de France, c’est dur de l’affirmer. En revanche, le plus débile et déjanté, pourquoi pas. En fait, notre esprit « punk » ressort tout naturellement une fois sur scène. Si on parle de nous comme d’un groupe trash, nous pensons que c’est essentiellement dû à la totale improvisation que l’on adopte sur scène. Bien que nous essayions d’être un maximum professionnels, nous-mêmes ne savons pas comment nous allons réagir une fois le premier pied mis sur les planches. En fait, tout dépend de l’énergie que nous transmet le public. Cette énergie, on s’en sert puis on la lui renvoie avec une puissance décuplée. Après, il est vrai que le cadre dans lequel on joue rentre en jeu. Mais on pense que la prestation au Jas’Rod le 15 mars sera « So trash » !
Quelle est la chose la plus débile jamais faite sur une scène ?
Nous en citerions deux : La première lors de notre toute première représentation au passe temps, à Plan de Cuques (près d'Aix-en-Provence). Personne ne savait à quoi s’attendre, même pas notre famille. Ce soir-là, on s’en souvient, on était super préparés, ça a super bien été. Tellement qu’on a fini quasiment tous déchirés et alcoolisés, à moitié a poil, avec des soutifs sur la tête. La nuit fut longue, je ne me rappelle plus combien de litres nous avions bus, mais je me rappelle du temps passé à vomir dans les rues ! La deuxième, c’était lors de notre tremplin pour le Rock the Gibus. L’alcool était gratuit. Forcément, nous sommes assez open, surtout Kabz et Pif. Le set se déroule plutôt bien mais nous n'avions pas eu le temps de finir toutes les bières qu’il y avait. Forcément, on a fait l’effort de les débarrasser des quelques packs qu’il y avait. La soirée s’est finie avec quelques collègues sur le vieux port, la tête en sky à brancher des minettes qui étaient de sortie !
Pourquoi cette envie d'être trash ?
Comme nous le disions précédemment, ce n’est pas une envie de l’être, c’est naturel. On monte sur scène, on se transforme, quelque part. Après, c’est le cadre. Si nous sommes dans une ambiance punk rock on va se chauffer, péter un boulon et partir en délire complet. Nous ne sommes pas des musiciens qui voulons privilégier le côté trash avant toute chose ; c’est quelque chose qui traîne en nous et qui ressort au moment opportun, notamment lorsque nous sommes confrontés à notre public. Il adore ça, nous voir en extase, et on adore lui donner du spectacle et lui offrir un souvenir. Chaque prestation est différente par nos comportements. C’est ça que nous voulons véhiculer avant tout. Nous voulons être trash pour partager une énergie forte !
Jim Morrison a dit : « the Rock is Dead ». A-t-il selon vous raison ?
On a un avis sur la question. Pendant une période, à la fin des années 1960, Jim Morrison en donne toujours plus parce que son public en veut toujours plus. Il dégénère puis s’écarte du rock en tant que tel. Si nos sources sont bonnes, il arrive même à créer une émeute un jour de concert à Chicago puis recommence plusieurs fois. On ne peut rien affirmer, nous n’étions pas encore nés (rire). Enfin, il se démotive de la musique, arrête de composer et « menace » de quitter le groupe The Doors. Puis en voyant des vidéos de ses concerts, il se rend compte qu’il n’est maître de rien. La foule ne vient plus l’applaudir pour son « Rock » mais pour sa désinvolture. Et dans sa chanson « Rock is Dead », il dit : « Rock and roll is dead, Must be something else instead. » (Le rock and roll est mort, doit être autre chose). Alors est-ce que c’est lié ou pas, nous ne savons pas, mais le lien qu’on peut établir ici c’est que le rock doit rester un partage fait de plaisir. Le rock, non, n’est pas mort, mais il ne tient qu’à la nouvelle génération de le maintenir en vie en le faisant perdurer dans le bon sens. Seulement, aujourd'hui... Jim Morrison is dead.
Comment en êtes-vous venus à la musique ?
Ça a commencé par une partie de foot dans un quartier de Marseille. C’est un peu compliqué. Pif connaissait Kabz, Kabz connaissait Lorenzo et à ce moment Alex n’était pas avec nous encore. Pendant ce match organisé par d’autres collègues de Marseille, on se rend compte que tous les trois on joue d’un instrument (Pif de la basse, Kabz et Lorenzo de la guitare). On décide donc naturellement de se faire un boeuf totalement improvisé. Ca donne la création de notre musique, « BlackOut ». Il manque tout de même une batterie. Pif décide de contacter Alex qu’il connaissait d’une connaissance, et puis de créer le groupe BlackOut.
Pourquoi avoir choisi le blaze de BlackOut ?
BlackOut, c’est un évanouissement, un trou de mémoire, mais aussi une coupure d’électricité générale, du coup un gros bordel. BlackOut c’est aussi le nom de notre première composition. Elle parle d’un lendemain de grosse teuf qui a mal tourné et dont les seuls restes sont des cadavres de bouteilles vides, du vomi, des invités ivres morts au sol et une sale gueule de bois le tout souligné par la forte présence de produits illicites. Du coup, juste par toutes ces idées qui sont véhiculées par ce mot et cette musique, on a décidé que BlackOut serait le nom de notre groupe. Au final, ça colle plutôt bien.
Comment vous voyez-vous dans 10 ans ?
Dans 10 ans, on a déjà imaginé le truc. Deux solutions. Soit notre musique nous porte aux cotés des plus grands groupes de rock et, à ce moment-là, on pense qu’on pourra vivre de musique et de bières fraîches. Sinon, deuxième solution : Lorenzo pointera au chômage, Kabz posera des volets roulants toute sa vie, Pif saltimbanque dans le métro sur le coup des « midi huit » et seul Alex n’aura pas de mal à subvenir aux besoin de ses anciens potes de BlackOut en étant médecin spécialisé ou docteur généraliste.
Le rock... pour les femmes ou par passion ?
Ca serait vous mentir de répondre seulement pour la passion, mais ça serait vous mentir aussi de vous répondre seulement pour les femmes. Le rock est avant tout une passion… Qui offre quelques avantages ! Quand on regarde le succès qu’ont eu les grands groupes de rock bien avant nous du point de vue des aventures avec les femmes, on se dit de suite : « moi aussi, je veux être rock star » ! Mais quand on voit les foules en folie lors de leurs prestations scéniques, il est clair aussi que ça donne envie de jouer, juste pour échanger ce pur plaisir inexplicable que seuls les groupes peuvent ressentir. Le rock ? Par plaisir tout de même, les femmes c’est du bénèf !
Si l'interview vous a plu, que vous aimez leur style décalé et déjanté, vous pouvez les retrouver à Marseille, ville d'où ils sont originaires ou comme Lorenzo le dit si bien chez vous si vous les invitez... Pour les contacter rien de plus simple www.blackout-rock.tk








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